Que proposent déjà les logiciels de courtage ?
Plusieurs logiciels de courtage intègrent désormais des fonctions d’automatisation, voire d’intelligence artificielle. Avant de solliciter un prestataire, il est donc utile de dresser l’inventaire des fonctions qu’offre le vôtre, car une partie de vos tâches répétitives relève peut-être d’un module que vous n’avez pas encore activé. Il convient aussi de distinguer ce qui est disponible de ce qui est annoncé comme en cours de développement.
Fonctions publiées sur les sites des éditeurs, relevées le 2 novembre 2026| Logiciel | Automatisation et IA annoncées | Connexion à d’autres outils |
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| CourtiGo | Workflows qui déclenchent tâches, relances, courriels, SMS et documents selon le statut des dossiers ; assistant IA « IaGO » qui prépare des actions soumises à validation ; pointage par l’IA des bordereaux de commissions, relevés des sommes versées par les compagnies | API REST (interface de connexion conforme aux usages du web) documentée publiquement (52 points d’entrée, c’est-à-dire adresses distinctes, dont des webhooks, c’est-à-dire des avis d’événements adressés à un autre outil) ; synchronisation avec Outlook et Gmail |
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| Lya | Agents LyaRedact (rédaction et création de fiches à partir d’un message) et LyaScan (extraction des données des documents) ; tri des courriels entrants (LyaRequest) et suggestions de relance (LyaSuggest) signalés comme en cours de développement | Connexions annoncées avec des logiciels de gestion et des délégataires, sociétés qui gèrent des contrats pour le compte des assureurs (Antenia, IGA-VEOS, Assia, Génération, Henner) ; API REST, webhooks et norme d’échange commune à la profession EDI Courtage |
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| Modulr | Gestion électronique des documents, publipostage, envois de courriels et de SMS, extranets destinés aux clients et aux partenaires | API REST activée sur demande auprès de l’éditeur ECILIA, documentée en Swagger (format standard de description technique), limitée à 2 000 appels par 5 minutes |
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À titre d’ordre de grandeur, CourtiGo affiche une formule Essentiel à 29,90 € TTC par mois, chaque compte supplémentaire étant facturé au même prix, sans engagement, et Lya une offre à partir de 35 € par mois, sans engagement. Un module natif, c’est-à-dire intégré au logiciel et compris dans votre abonnement, coûtera donc, en règle générale, moins cher qu’une construction sur mesure, et son évolution sera assurée par l’éditeur.
Dans quels cas l’agent intégré au logiciel suffit-il ?
L’agent ou le workflow proposé par le logiciel métier suffit lorsque trois conditions sont réunies :
- La tâche se déroule entièrement dans le logiciel métier, qu’il s’agisse de relancer une échéance, de créer une tâche ou de générer un document à partir d’un contrat.
- Les informations nécessaires y sont déjà saisies, et tenues à jour.
- Le résultat demeure dans le logiciel ou est envoyé par sa messagerie intégrée.
Dans ces situations, un agent ou un workflow natif ne requiert ni chantier ni second prestataire. Il évolue avec le logiciel, et son fonctionnement relève du contrat qui vous lie à l’éditeur. Faire reconstruire cette fonction par un prestataire extérieur reviendrait dès lors à la payer deux fois.
Dans quels cas un workflow entre vos outils se justifie-t-il ?
Un logiciel de courtage traite efficacement les informations saisies en son sein, mais il n’a généralement pas accès à ce qui parvient au cabinet par d’autres canaux. La difficulté se situe donc souvent dans la circulation des informations d’un outil à l’autre, ce qu’illustrent quatre situations courantes dans un cabinet :
- Les pièces qu’un client envoie dans la messagerie d’un chargé ou dans une boîte partagée, qu’il faut rapprocher du dossier correspondant.
- Les demandes de devis reçues par un formulaire du site, qui doivent être créées dans le logiciel sans ressaisie.
- Les échéances suivies dans un tableur tenu en marge du logiciel, qui doivent donner lieu à des relances.
- Les échanges avec un autre logiciel du cabinet, qu’il soit comptable ou documentaire.
Les extranets des compagnies constituent un cas particulier. Les échanges entre un logiciel de courtage et les systèmes des assureurs passent par la norme EDI Courtage ou par des connexions développées partenaire par partenaire, que CourtiGo range dans son offre sur mesure. Lorsqu’aucune de ces voies n’existe pour une compagnie, la récupération ou le dépôt de documents sur son extranet reste une opération manuelle, que l’automatisation peut seulement préparer.
Comment les deux approches se comparent-elles ?
Critères de choix pour un cabinet de courtage IARD| Critère | Agent ou automatisation du logiciel métier | Workflow sur mesure entre les outils |
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| Coût | Compris dans l’abonnement ou proposé en option | Construction facturée une fois ; supervision mensuelle facultative |
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| Mise en route | Activation et paramétrage | Diagnostic, construction et recette (vérification finale avant la mise en service) |
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| Périmètre | Les informations saisies dans le logiciel | Les informations qui circulent entre la messagerie, les tableurs et les logiciels du cabinet |
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| Maintenance | Assurée par l’éditeur | Assurée par le prestataire ou par le cabinet |
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| Dépendance | Liée au logiciel métier | Liée aux possibilités de connexion de chaque outil |
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Quelles précautions s’imposent dans un cabinet de courtage ?
Avant d’automatiser une tâche, quel que soit l’outil retenu, le cabinet doit observer quatre précautions :
- Écartez de l’automatisation les données de santé, que contiennent les contrats de santé et de prévoyance individuelle ainsi que les dossiers de sinistre corporel. Leur traitement relève d’un régime renforcé (RGPD, art. 9, et hébergement certifié HDS, propre aux données de santé), si bien que ces dossiers demandent un cadre spécifique, étudié séparément.
- Maintenez la validation humaine sur tout ce qui touche au devoir de conseil : un agent peut préparer une synthèse ou un courriel, mais la recommandation adressée au client engage le courtier.
- Demandez à chaque prestataire où les données sont hébergées, et faites signer un accord de sous-traitance (RGPD, art. 28) avant tout accès.
- Examinez, dans la documentation de l’éditeur, ce que son API permet réellement en lecture et en écriture avant de signer un devis.
La position de Nodva
Nodva conçoit des workflows et des agents IA reliés aux logiciels que vous utilisez déjà. Par défaut, tout envoi destiné à l’extérieur est soumis à la validation de vos équipes, et un envoi automatique n’est mis en place qu’avec votre accord écrit. Si votre logiciel de courtage couvre déjà la tâche, nous vous l’indiquons au cours du diagnostic gratuit de 30 minutes, et nous n’intervenons que sur ce qu’il ne prend pas en charge. Lorsqu’un extranet de compagnie n’offre aucune voie de connexion, nous l’indiquons avant tout devis et il demeure en dehors du périmètre.
Les limites de notre offre
- Recourir à Nodva suppose un chantier et un second prestataire, ce qu’un agent intégré au logiciel métier permet d’éviter.
- Nodva ne compte encore aucun cabinet de courtage parmi ses clients et ne peut présenter aucune référence dans le secteur.
- L’assurance de responsabilité civile professionnelle de Nodva est en cours de souscription.
- Les contrats de santé et de prévoyance individuelle ainsi que les dossiers de sinistre corporel sortent de l’offre courante, car ils demandent un cadre spécifique (hébergement certifié HDS), étudié séparément.
- Nodva ne peut prendre aucun engagement sur les extranets des compagnies qui n’offrent pas de connexion.