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Comment automatiser les relances clients ?

L’essentiel

L’automatisation d’une relance suppose un déclencheur lisible dans un logiciel, tel qu’une date d’échéance, un devis demeuré sans réponse ou une pièce manquante au dossier, ainsi qu’un texte rédigé à l’avance et envoyé selon un calendrier défini. Elle exige surtout que la séquence soit interrompue automatiquement dès que le client répond, règle sa facture ou demande à ne plus être sollicité.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, publié le 14 octobre 2026 et mis à jour le 2 novembre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le 2 novembre 2026.

Quelles relances se prêtent à l’automatisation ?

Une relance peut être automatisée lorsque deux conditions sont réunies, à savoir que l’information qui la justifie figure dans un logiciel et que le message puisse être rédigé à l’avance sous forme de modèle. Les relances de devis, de pièces manquantes et de factures échues remplissent généralement l’une et l’autre ; les services de recouvrement y ajoutent souvent une relance préventive, adressée quelques jours avant l’échéance.

Les relances les plus courantes et les conditions de leur automatisation
RelanceDéclencheurLogiciel de référencePoint de vigilance
Devis sans réponseDélai écoulé depuis l’envoi du devisLogiciel de devis ou CRM (logiciel de gestion de la relation client)Interrompre la séquence dès qu’une réponse parvient, fût-elle un refus
Pièces manquantesDossier incomplet à une date donnéeLogiciel métier, espace de dépôt ou tableurDésigner précisément la pièce attendue
Facture échueDate d’échéance dépasséeLogiciel de facturation ou comptable, relevé bancaireVérifier, juste avant chaque envoi, que le paiement n’a pas été reçu
Rendez-vous à confirmerVeille ou avant-veille du rendez-vousAgenda ou outil de réservationPrévoir l’annulation et le report

Comment construire une séquence de relance ?

Une séquence de relance se construit en sept étapes :

  • Recenser les relances que votre équipe envoie aujourd’hui manuellement, en précisant leur fréquence et le temps qu’elles mobilisent.
  • Désigner, pour chacune d’elles, le logiciel qui fait foi, puisque c’est lui que l’automatisation consultera avant chaque envoi ; pour les factures, il s’agit en général de la balance âgée, qui classe les créances clients par ancienneté de retard.
  • Définir les règles d’arrêt avant même de rédiger les textes, qu’il s’agisse d’une réponse reçue, d’un paiement constaté, d’un dossier complété, d’une opposition exprimée ou d’une adresse en erreur.
  • Rédiger un nombre limité de messages, deux ou trois relances suffisant le plus souvent, et garder un ton courtois jusqu’à la dernière.
  • Fixer le calendrier en jours ouvrés, aux heures de bureau, avec un nombre maximal d’envois par jour.
  • Tester la séquence sur des adresses d’essai, en y incluant les cas délicats, tels qu’une réponse automatique d’absence, une adresse invalide ou un client qui répond « STOP ».
  • Examiner chaque semaine les envois, les réponses et les erreurs, puis reprendre les textes restés sans effet.

La troisième étape est la plus fréquemment négligée. Or une séquence incapable de s’interrompre relance un client qui a déjà réglé ou déjà répondu : c’est cette erreur, bien davantage que l’absence de relance, qui dégrade la relation commerciale.

Quelles règles de prudence observer ?

Six règles préservent la relation avec vos clients :

  • Toute réponse humaine, refus compris, doit interrompre la séquence ; l’automatisation lit à cet effet la boîte de réception et rattache chaque réponse au fil de discussion correspondant.
  • Le client ou le prospect qui écrit « STOP », ou qui demande à ne plus être sollicité, est retiré de la séquence, et son choix est conservé pour les envois futurs.
  • L’état du dossier est vérifié au moment de l’envoi, et non au moment où la relance a été programmée.
  • Les cas sensibles, tels qu’une relance d’impayé après plusieurs rappels, un client en litige ou un montant élevé, sont soumis à une relecture humaine.
  • Les relances sont envoyées depuis votre messagerie habituelle, dans le même fil que le premier message, afin que le client retrouve l’historique de l’échange.
  • Chaque relance est datée et consignée dans un journal, utile en cas de contestation ou de mise en demeure, la lettre formelle qui exige le paiement.

Les limites de l’automatisation des relances

Si vous envoyez moins d’une dizaine de relances par mois et que chacune exige d’adapter le ton au client, un rappel dans votre agenda, accompagné d’un modèle de texte, suffira probablement. À ce volume, une automatisation risquerait en effet d’exiger davantage de surveillance que la tâche qu’elle remplace.

Que prévoit la loi en matière de relance des impayés et de prospection ?

Entre professionnels, le délai de paiement convenu ne peut excéder soixante jours à compter de l’émission de la facture, ou quarante-cinq jours fin de mois ; à défaut d’accord, il est de trente jours après la livraison ou l’exécution de la prestation. Les pénalités de retard courent dès le lendemain de l’échéance, sans rappel ni mise en demeure, à un taux qui ne peut être inférieur à trois fois le taux de l’intérêt légal ; Service Public Entreprendre indique comme référence le taux de refinancement de la Banque centrale européenne, celui auquel elle prête aux banques, majoré de dix points, soit 12,40 % au second semestre 2026. S’y ajoute une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, due une seule fois par facture. Ces conditions figurent dans vos conditions générales de vente, tandis que la facture mentionne la date d’échéance, le taux des pénalités et l’indemnité. Une relance automatique peut les rappeler, mais elle ne saurait les créer si elles n’ont pas été prévues par écrit.

La relance d’un prospect relève quant à elle de la prospection commerciale. À l’égard d’un professionnel, la CNIL n’exige pas de consentement préalable, à condition que le message présente un lien avec sa profession, indique l’identité de l’émetteur et lui offre un moyen simple et gratuit de s’opposer à de nouveaux envois. Selon cette même page de la CNIL, les adresses génériques, telles que contact@, ne sont pas soumises à ces principes.

Mesurer l’ouverture d’un courriel commercial au moyen d’un pixel de suivi, image invisible qui signale l’ouverture, requiert en principe le consentement du destinataire, ainsi que le précise la recommandation de la CNIL adoptée le 12 mars 2026 et publiée le 14 avril 2026. Une séquence de relance peut toutefois fonctionner sans pixel, en s’appuyant sur les seules réponses reçues.

Quels outils permettent d’automatiser les relances ?

Trois manières d’automatiser des relances
OptionSituation adaptéeLimite
Fonction de relance de votre logiciel de facturation ou de votre CRMToutes les informations utiles figurent dans ce seul logicielElle ne voit pas ce qui se passe dans vos autres logiciels, par exemple une réponse reçue dans la messagerie
Outil d’automatisation (n8n, Make, Zapier)La relance dépend de plusieurs logiciels, tels que la facturation, la banque, la messagerie ou l’agendaLes scénarios doivent être conçus, testés et surveillés, en interne ou avec un prestataire
Développement spécifique (logiciel écrit sur mesure)Le volume ou les règles métier excèdent les possibilités des outilsCoût de construction et de maintenance plus élevé

Vérifiez d’abord ce que propose déjà votre logiciel de facturation ou votre CRM. Un outil d’automatisation devient utile lorsque l’arrêt de la relance dépend d’une information conservée ailleurs, le plus souvent dans la messagerie ou le relevé bancaire.

Quelle offre Nodva propose-t-elle pour les relances ?

Des relances construites sur vos logiciels

Nous construisons des séquences de relance reliées aux logiciels que vous utilisez déjà, qui s’interrompent automatiquement dès la réponse du destinataire et prennent en compte le mot « STOP ». Par défaut, tout envoi destiné à l’extérieur est soumis à la validation de vos équipes ; l’envoi automatique des relances n’est mis en place qu’avec votre accord écrit. Nos propres relances de prospection obéissent à ces mêmes règles. Une automatisation de ce type relève de notre offre « Automatisation d’une tâche », à partir de 1 200 € selon le nombre de logiciels reliés ; la supervision, à partir de 90 € par mois selon le nombre d’unités (une par automatisation), est facultative et n’est jamais ajoutée par défaut au devis. Le diagnostic gratuit de 30 minutes permet de vérifier, avant tout devis, si l’automatisation se justifie au regard de votre volume.

Questions reçues

Questions fréquentes

Combien de relances convient-il d’envoyer ?

Deux ou trois relances espacées de plusieurs jours ouvrés suffisent le plus souvent. Au‑delà, le risque d’indisposer le destinataire s’accroît sans que le taux de réponse progresse nécessairement. Pour un impayé, l’étape suivante est la mise en demeure, rédigée et envoyée après relecture humaine, avant une éventuelle procédure d’injonction de payer, voie judiciaire simplifiée de recouvrement.

Comment éviter de relancer un client qui a déjà réglé sa facture ?

L’automatisation doit relire l’état de la facture immédiatement avant chaque envoi, et non au moment où la relance a été programmée. Si le paiement n’a pas encore été lettré dans votre logiciel, c’est-à-dire associé à la facture qu’il règle, la relance partira à tort ; un rapprochement bancaire fréquent (relevé comparé aux factures) est donc indispensable.

Une relance automatique peut-elle être envoyée depuis ma propre adresse ?

Oui, depuis votre messagerie professionnelle et dans le même fil que votre premier message. Le client reçoit un courriel ordinaire auquel il peut répondre directement, ce qui interrompt la séquence.

Le consentement d’un prospect professionnel est-il requis pour le relancer par courriel ?

Non, selon la CNIL, dès lors que le message présente un lien avec sa profession et que chaque envoi lui permet de s’y opposer simplement et gratuitement.

Puis-je savoir si ma relance a été ouverte ?

Seulement au moyen d’un pixel de suivi, que la CNIL subordonne en principe au consentement du destinataire ; les réponses reçues suffisent à interrompre une séquence.