Processus

Bilan pédagogique et financier : le préparer tout au long de l’année

L’essentiel

Tout organisme de formation déclaré transmet chaque année un bilan pédagogique et financier (BPF), qui retrace son activité de dispensateur, c’est-à-dire d’organisme qui dispense des formations, au cours du dernier exercice comptable clos (Code du travail, art. L6352-11). L’article R6352-23 en fixe la transmission avant le 30 avril, au service régional de contrôle de la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) ; elle s’effectue en ligne sur Mon Activité Formation, le portail de l’administration, et la campagne 2026 était ouverte jusqu’au 31 mai 2026. Un BPF non transmis rend caduque la déclaration d’activité, c’est-à-dire l’enregistrement de l’organisme auprès de l’administration (art. L6351-6). L’automatisation intervient surtout en amont : chaque session est qualifiée, c’est-à-dire décrite, au fil de l’exercice (financeur, heures réalisées, catégories), de sorte que le bilan n’a plus à être reconstitué au printemps.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, publié le 14 octobre 2026 et mis à jour le 2 novembre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le 2 novembre 2026.

Notre offre destinée aux organismes de formation et CFA est présentée sur la page consacrée à ce métier.

Une déclaration annuelle souvent préparée en quelques jours

Dans un organisme de petite taille, le BPF est souvent préparé au printemps par le dirigeant, parfois avec l’expert-comptable, à partir de la comptabilité de l’exercice et des dossiers de sessions. Il faut alors reconstituer l’exercice entier, session par session, à partir de pièces qui n’ont pas été conçues pour cela.

Le formulaire officiel, le cerfa n° 10443*17, est organisé en cadres. Les premiers portent sur l’identification de l’organisme et l’exercice concerné, puis sur l’origine des produits hors taxes (cadre C), qui distingue notamment les entreprises, les organismes gestionnaires des fonds de la formation dispositif par dispositif (chaque type de financement prévu par la loi), les pouvoirs publics, les particuliers et les autres organismes de formation, enfin sur les charges et les personnes qui dispensent les heures. Le bilan pédagogique recense ensuite les stagiaires et les heures par type de stagiaires, l’activité confiée à d’autres organismes, l’objectif général des prestations et les cinq principales spécialités de formation (cadre F), puis les formations reçues en sous-traitance (cadre G).

Les étapes du traitement manuel

Préparé au printemps, le BPF oblige à reconstituer l’exercice écoulé par les opérations suivantes :

  • Extraire de la comptabilité les produits de formation de l’exercice clos.
  • Rattacher chaque facture à une ligne du cadre C, selon qu’elle relève d’une entreprise, d’un OPCO (opérateur de compétences, qui finance la formation des salariés) et d’un dispositif, du CPF (compte personnel de formation), des pouvoirs publics, d’un particulier ou d’un autre organisme de formation.
  • Reprendre chaque session afin de compter, par type de stagiaires (salariés, apprentis, personnes en recherche d’emploi, particuliers) et par objectif général de la prestation, les stagiaires ainsi que les heures suivies.
  • Isoler les actions confiées en sous-traitance à d’autres organismes et celles réalisées en sous-traitance pour leur compte.
  • Classer les formations par spécialité, sous le code à trois chiffres demandé par le formulaire, et isoler les cinq principales.
  • Saisir l’ensemble sur Mon Activité Formation, vérifier les totaux et transmettre la déclaration avant l’échéance.

Où se situent les difficultés et les risques d’erreur ?

Sources d’erreur fréquentes dans la préparation du BPF
PointDifficultéRisque
Origine des produitsUne facture n’indique pas toujours le dispositif qui l’a financéeProduits mal ventilés entre les lignes du cadre C
Payeur et financeurFacture réglée par l’entreprise, que son OPCO rembourse ensuiteProduit rattaché à une ligne sans que le dispositif mobilisé soit connu
Heures suiviesReprise des heures prévues au lieu des heures réaliséesÉcart avec les émargements (feuilles de présence signées) et les certificats
Sous-traitanceActions confiées à un autre organisme et actions reçues d’un autre organisme mal distinguéesActions reçues comptées à tort dans le cadre F, alors qu’elles relèvent du cadre G et de la ligne 10 du cadre C
CalendrierTravail concentré sur quelques jours au printempsTransmission tardive, avec le risque de caducité qui en découle

Depuis le 1er octobre 2026, l’évolution des règles de TVA applicables aux OPCO conduit plusieurs d’entre eux à rembourser l’entreprise au lieu de régler directement l’organisme, sauf pour certains dispositifs comme le contrat d’apprentissage chez Opco EP. Le payeur de la facture et le financeur de l’action ne coïncident alors plus : il convient d’enregistrer, dès l’accord, le dispositif mobilisé et le mode de paiement retenu, plutôt que de les déduire de la facture au moment du bilan.

Les étapes qui se prêtent à l’automatisation

Au fil de l’exercice, l’automatisation recueille les données que le formulaire exigera :

  • Dès l’accord de financement, chaque session est rattachée à son financeur et à son dispositif, selon la nomenclature des lignes du cadre C.
  • Les heures suivies sont reprises des émargements et des certificats de réalisation, non des heures prévues.
  • Le type de stagiaires, l’objectif général de la prestation et la spécialité de formation sont renseignés sur chaque session dès sa création.
  • Les actions confiées et reçues en sous-traitance sont identifiées comme telles, afin d’être comptabilisées dans le cadre approprié.
  • Un tableau de préparation reprend, ligne par ligne, les montants et les heures du formulaire ; il est mis à jour en continu et rapproché de la comptabilité.
  • Une alerte rappelle l’ouverture de la campagne et l’échéance affichée sur Mon Activité Formation.

Scénario fictif

Supposons qu’un organisme ait réalisé 120 sessions dans l’année, chacune requérant 10 minutes, au moment du BPF, pour en retrouver le financeur, les heures et les catégories. Cette reconstitution représente alors 1 200 minutes, soit 20 heures concentrées sur quelques semaines ; elle disparaît en grande partie lorsque ces informations sont saisies dès la création de chaque session. Ce calcul ne constitue pas un résultat constaté chez un client ; il vous appartient d’y substituer vos propres chiffres.

Ce qui demeure soumis à la validation humaine, et pour quelles raisons

Déclaration de l’organisme à l’administration, le BPF est saisi et transmis sous sa responsabilité. Le rapprochement avec les comptes annuels relève du dirigeant et, le cas échéant, de l’expert-comptable. Quant aux cas ambigus, tels qu’une action mixte, un financement partagé ou une formation située à la frontière de deux spécialités, ils se tranchent à l’aide de la notice du formulaire et non par une règle automatique.

Les textes applicables

Le BPF repose sur trois articles du Code du travail, complétés par le formulaire officiel et par le calendrier de la campagne annuelle :

  • Code du travail, art. L6352-11 : tout organisme qui réalise des actions de formation adresse chaque année à l’autorité administrative un bilan pédagogique et financier de son activité ; il transmet sur demande ses comptes du dernier exercice clos.
  • Code du travail, art. R6352-23 : le bilan est adressé avant le 30 avril de chaque année et peut être transmis par voie dématérialisée.
  • Code du travail, art. L6351-6 : la déclaration d’activité devient caduque lorsque le BPF ne fait apparaître aucune activité de formation ou lorsqu’il n’a pas été transmis.
  • Campagne 2026 : selon le guide 2026 de Centre Inffo, le BPF de l’exercice 2025 devait être rempli en ligne avant le 31 mai 2026 ; la date affichée chaque année sur la plateforme fait foi.
  • Cerfa n° 10443*17 : formulaire du BPF, à lire avec sa notice.

Les logiciels concernés

Digiforma annonce sur son site un « bilan pédagogique et financier automatique » ; Dendreo intègre pour sa part le BPF à sa gestion financière. Si vous utilisez l’un de ces logiciels, la qualité du BPF dépend avant tout de la saisie, session par session, du financeur, des heures réalisées et des catégories ; c’est sur cette saisie et sur les échanges avec la comptabilité qu’une automatisation peut intervenir.

L’offre de Nodva pour ce processus

Un BPF préparé au fil des sessions

À partir de votre logiciel de gestion comme de votre outil de facturation, nous automatisons la qualification des sessions, la reprise des heures réalisées et le tableau de préparation du BPF. Une automatisation de cette nature relève de l’automatisation d’une tâche, dont le prix part de 1 200 € et vous est confirmé à l’issue du diagnostic. La supervision, qui assure la surveillance de l’automatisation et la correction de ses pannes, est facultative : elle n’est jamais ajoutée par défaut au devis et son prix, calculé au nombre d’unités (une automatisation simple en compte une), commence à 90 € par mois. Le diagnostic gratuit de 30 minutes permet de vérifier ce que votre logiciel prend déjà en charge.

Questions reçues

Questions fréquentes

Quand faut-il transmettre le bilan pédagogique et financier ?

L’article R6352-23 du Code du travail fixe la transmission avant le 30 avril de chaque année. Pour l’exercice 2025, Centre Inffo indiquait toutefois une échéance au 31 mai 2026 sur Mon Activité Formation ; c’est donc la date affichée chaque année sur la plateforme qui est à retenir.

Que se passe-t-il si le BPF n’est pas transmis ?

Selon l’article L6351-6 du Code du travail, la déclaration d’activité devient caduque lorsque le BPF n’a pas été transmis ou ne fait apparaître aucune activité de formation. Le numéro de déclaration d’activité cesse alors d’être valable.

Quelle période le BPF couvre-t-il ?

Il porte sur le dernier exercice comptable clos. Si votre exercice ne coïncide pas avec l’année civile, ce sont donc les dates de l’exercice qui comptent.

Comment déclarer les actions sous-traitées ?

Le formulaire distingue deux situations. Les actions que vous confiez à un autre organisme restent comptées dans le cadre F-1 et sont isolées dans le cadre F-2. Celles qu’un autre organisme vous confie ne figurent pas dans les cadres F : elles relèvent du cadre G, et leurs produits de la ligne 10 du cadre C.