À quoi sert CourtiGo ?
CourtiGo est un logiciel de gestion conçu pour les cabinets de courtage en assurance. Son éditeur le présente comme un outil qui réunit la gestion du portefeuille (l’ensemble des contrats du cabinet), la conformité DDA (directive sur la distribution d’assurances, qui encadre notamment le devoir de conseil), le pointage des bordereaux de commissions, ces relevés que versent les compagnies, un extranet client, espace en ligne réservé aux assurés, et la signature électronique. S’y ajoutent des workflows, enchaînements automatiques de tâches, ainsi qu’un assistant d’intelligence artificielle baptisé IaGO, qui prépare des actions soumises à la validation de l’utilisateur.
Le logiciel synchronise par ailleurs la messagerie Outlook ou Gmail afin de conserver, pour chaque client, l’historique des échanges. Avant d’envisager une automatisation extérieure, il convient donc de recenser ce que CourtiGo accomplit déjà par lui‑même, car une partie des relances et des tâches récurrentes d’un cabinet peut relever de ses propres workflows.
De quel accès une automatisation dispose-t-elle ?
Modalités d’accès relevées le 2 novembre 2026 sur les pages publiques de l’éditeur| Élément | Ce que publie l’éditeur |
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| Type d’accès | API REST v2 dont la documentation, au format OpenAPI, se consulte sans ouvrir de compte |
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| Obtention de la clé | Clé « incluse dans chaque compte », disponible dans l’espace CourtiGo, menu Paramètres, rubrique API |
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| Authentification | Clé transmise dans l’en-tête de chaque requête, c’est-à-dire avec chaque demande adressée au logiciel |
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| Droits | Droits accordés séparément par nature de données : lecture et écriture pour les clients, les contrats, les documents, les tâches, l’historique et les webhooks, suppression pour les clients, les contrats, les tâches et les webhooks, lecture seule pour les projets et les référentiels (listes de valeurs de base, telles que les types de contrats) |
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| Notifications | Webhooks créés par l’API, avec l’adresse de destination et la liste des événements suivis |
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| Autre accès | Serveur MCP (protocole qui permet à un assistant d’intelligence artificielle compatible d’appeler les fonctions du logiciel), annoncé avec plus de quarante outils |
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Au 2 novembre 2026, la documentation OpenAPI recense 52 points d’entrée, c’est-à-dire autant d’adresses distinctes de l’API, et 71 opérations. Comme elle se consulte sans compte, la faisabilité d’une automatisation peut être examinée avant tout engagement.
Quelles données peuvent être lues ou enregistrées ?
Opérations décrites dans la documentation OpenAPI v2, consultée le 2 novembre 2026| Données | Lecture | Écriture |
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| Fiches client | Liste, fiche et vue d’ensemble du client (contrats, projets, étiquettes, tâches, historique, documents) | Création, modification, archivage, étiquettes |
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| Contrats | Liste, détail (compagnie, produit, date d’effet, date d’échéance, primes annuelles HT et TTC), commission du contrat | Création, modification, archivage |
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| Commissions | Commissions d’un client par contrat, exportables en JSON ou en CSV, deux formats courants de fichiers de données | Aucune |
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| Documents | Liste et lien de téléchargement | Dépôt sur une fiche client ou un contrat, génération à partir d’un modèle de publipostage (document type complété automatiquement) |
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| Historique | Chronologie de la fiche client | Ajout d’une note |
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| Tâches | Liste et détail | Création avec échéance, assignation et urgence, modification, suppression |
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| Communications | Modèles de courriels | Envoi d’un courriel ou d’un SMS au client, consigné dans l’historique |
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| Référentiels | Types de contrats, compagnies du cabinet, statuts utilisables par les automatisations | Aucune |
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| Imports | Suivi des traitements en cours | Import groupé de clients et de contrats |
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Ces opérations rendent possibles des automatisations telles que la création d’une fiche client à partir d’une demande reçue par le formulaire du site, le classement dans le bon dossier d’une pièce parvenue par courriel, l’ouverture d’une tâche datée lorsque l’échéance d’un contrat approche, ou encore l’export des commissions vers un tableau de pilotage. Dans chacun de ces cas, l’automatisation ne peut modifier CourtiGo que dans la limite des droits accordés à la clé utilisée.
Comment une automatisation repère-t-elle un changement ?
La documentation offre deux manières de suivre l’activité du cabinet, qui se combinent selon le besoin :
- Le webhook : l’automatisation enregistre une adresse de réception et les événements qui l’intéressent, puis CourtiGo l’avertit dès que l’un d’eux survient.
- La lecture périodique : l’automatisation interroge à heure fixe la liste des contrats ou des tâches, page par page, puis retient ceux qui répondent à sa règle, par exemple une date d’échéance comprise dans la période de préparation des renouvellements.
Les connexions avec les compagnies ou les grossistes, intermédiaires qui conçoivent et gèrent des contrats pour le compte des assureurs, ne relèvent pas de cette API : l’éditeur les range dans son offre de développement sur mesure. Une automatisation construite sur l’API travaille donc sur les données du cabinet, non sur celles des extranets des assureurs.
Que vaut-il mieux confier à CourtiGo lui‑même ?
Les difficultés d’un cabinet tiennent fréquemment moins au logiciel qu’à la circulation des informations d’un outil à l’autre. Ce qui se déroule entièrement dans CourtiGo relève donc d’abord de ses fonctions natives, c’est-à-dire intégrées et maintenues par l’éditeur, notamment les suivantes :
- Les relances et les tâches liées au statut d’un dossier, que les workflows intégrés au logiciel produisent déjà.
- La collecte des pièces, puisque le client peut être invité par SMS ou par courriel à déposer lui‑même ses documents dans la GED (gestion électronique des documents).
- Le pointage des bordereaux de commissions, que l’éditeur confie à son intelligence artificielle.
- La conservation des courriels, assurée par la synchronisation avec Outlook ou Gmail, ainsi que la signature électronique.
Une automatisation extérieure se justifie en revanche pour ce qui échappe à CourtiGo, qu’il s’agisse d’un tableau d’échéances tenu en parallèle, de pièces arrivées dans une boîte de messagerie partagée, d’un logiciel comptable ou d’un tri des demandes entrantes qui suppose l’analyse de leur contenu. Le conseil demeure de la compétence du courtier, l’automatisation se bornant à préparer les éléments sur lesquels il se prononce.
Les précautions à prendre avant un projet avec CourtiGo
Avant d’ouvrir CourtiGo à une automatisation, il est prudent de prendre quatre précautions :
- Créez une clé réservée à l’automatisation, distincte de celles des autres outils, afin de pouvoir la révoquer isolément.
- N’accordez à cette clé que les droits nécessaires ; une automatisation chargée de déposer des pièces n’a aucune raison de pouvoir supprimer des contrats.
- Écartez les données de santé, notamment celles des dossiers de sinistre corporel, qui relèvent d’un cadre spécifique (RGPD, article 9, et hébergement certifié HDS, propre aux données de santé) étudié séparément.
- Faites signer au prestataire un contrat de sous-traitance des données personnelles (RGPD, article 28) avant tout accès aux données du cabinet.
Aucun partenariat
Nodva n’est ni partenaire ni revendeur de CourtiGo. Le nom CourtiGo n’est cité que pour indiquer la compatibilité d’un service avec ce logiciel (code de la propriété intellectuelle, article L713-6). Les informations de cette page proviennent de la documentation publique de l’éditeur, consultée le 2 novembre 2026.
Nodva conçoit des workflows reliés aux logiciels que vous utilisez déjà. Par défaut, tout envoi destiné à l’extérieur est soumis à la validation de vos équipes, et un envoi automatique n’est mis en place qu’avec votre accord écrit. L’automatisation d’une tâche reliée à un ou deux logiciels coûte de 1 200 à 1 800 €, et le diagnostic de 30 minutes qui la précède est gratuit.