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Facture électronique : ce qu’une PME peut automatiser et ce qui revient à la plateforme agréée

L’essentiel

La transmission des factures électroniques entre entreprises passe obligatoirement par une plateforme agréée par l’administration fiscale, qu’aucune automatisation développée en interne ne peut remplacer. Une automatisation peut en revanche prendre en charge le travail qui entoure le passage par la plateforme, à savoir la récupération des factures reçues, leur classement, leur rapprochement avec les commandes et les paiements, ainsi que la préparation des relances. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit être en mesure de recevoir des factures électroniques, et les PME comme les micro-entreprises devront les émettre à compter du 1er septembre 2027.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, publié le 14 octobre 2026 et mis à jour le 2 novembre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le 2 novembre 2026.

Quelles échéances concernent une PME ?

La réforme distingue deux obligations, la réception et l’émission. La première s’impose à toutes les entreprises à la même date, alors que la seconde dépend de leur taille. La transmission à l’administration des données qui ne figurent sur aucune facture entre entreprises françaises, dite e-reporting (ventes à des particuliers, opérations avec l’étranger, montants encaissés), suit quant à elle le calendrier de l’émission.

Calendrier publié par l’administration fiscale (pages consultées le 02/11/2026)
ObligationGrandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI)PME et micro-entreprises
Recevoir des factures électroniques1er septembre 20261er septembre 2026
Émettre des factures électroniques1er septembre 20261er septembre 2027
Transmettre les données (e-reporting)1er septembre 20261er septembre 2027

Les entreprises placées sous le régime de la franchise en base de TVA, qui les dispense de facturer la TVA, ne sont pas exclues, puisque la fiche de Service Public Entreprendre soumet leurs opérations à l’obligation d’émission à compter du 1er septembre 2027. Une autre fiche du même service ajoute, à la même date pour les PME, quatre mentions obligatoires sur les factures : le numéro SIREN du client (l’identifiant à neuf chiffres de l’entreprise) lorsqu’il s’agit d’une entreprise, l’adresse de livraison des biens si elle diffère de celle du client, la nature de l’opération (livraison de biens, prestation de services ou les deux) et, le cas échéant, l’option pour le paiement de la TVA d’après les débits, c’est-à-dire dès la facturation plutôt qu’à l’encaissement. Une entreprise qui n’a encore désigné aucune plateforme pour recevoir ses factures est donc d’ores et déjà en retard sur la première échéance.

Pourquoi une automatisation ne peut-elle se substituer à la plateforme agréée ?

Selon Service Public Entreprendre, la plateforme agréée constitue « le seul intermédiaire reconnu par l’administration fiscale » pour émettre, recevoir et transmettre les factures électroniques ainsi que les données de transaction et de paiement. Ces plateformes sont des entreprises privées immatriculées par l’administration fiscale, dont la liste est publiée sur impots.gouv.fr ; chaque entreprise choisit la sienne, qui peut différer de celles de ses clients et de ses fournisseurs. Un logiciel de facturation dépourvu de cette immatriculation, appelé solution compatible, peut continuer à servir, mais seulement raccordé à une plateforme agréée.

L’administration fiscale précise par ailleurs qu’une facture papier numérisée, un PDF ordinaire ou un document envoyé par courriel ne seront plus conformes. La facture doit respecter l’un des formats structurés admis, c’est-à-dire lisibles par un logiciel sans intervention humaine : UBL, CII ou un format mixte qui associe un fichier de données à une image lisible, comme Factur-X.

La transmission relève de la seule plateforme

Un outil développé en interne, un logiciel de facturation non raccordé ou un workflow, c’est-à-dire un enchaînement automatisé d’opérations entre plusieurs logiciels, ne peuvent transmettre eux‑mêmes une facture électronique. Ils peuvent en revanche préparer les données et les communiquer à votre plateforme agréée, lorsque celle-ci le permet ; c’est ensuite elle seule qui transmet la facture.

Quelles tâches peuvent être automatisées autour de la plateforme ?

La plateforme agréée reçoit et transmet les factures, sans pour autant les ranger dans votre logiciel comptable, vérifier leur correspondance avec une commande réelle ni relancer un client en retard de paiement. Une automatisation peut prendre en charge ces opérations, à condition que votre plateforme et vos logiciels offrent une interface de programmation (API), c’est-à-dire un accès qui permet à un autre logiciel de lire ou d’écrire des données, ou du moins un export exploitable. Cinq opérations s’y prêtent particulièrement :

  • La réception et le classement, qui consistent à récupérer chaque facture fournisseur reçue sur la plateforme, à l’enregistrer dans le dossier ou le logiciel approprié et à signaler celles auxquelles manque un élément, tel qu’un bon de commande ou un centre de coût (le service auquel la dépense est imputée).
  • Le rapprochement avec les commandes, qui consiste à confronter chaque ligne d’une facture fournisseur au bon de commande et, pour des marchandises, au bon de réception (ce que les services comptables appellent le rapprochement à trois voies), puis à soumettre les écarts à une personne avant la mise en paiement.
  • Le rapprochement bancaire et le lettrage, qui consistent à associer chaque encaissement du relevé à la facture client qu’il règle, puis à marquer cette facture comme soldée dans le compte du client ; les cas ambigus, comme un paiement partiel ou un virement qui règle plusieurs factures, sont examinés par une personne. Pour les prestations de services, dont la TVA est en principe due à l’encaissement, ce travail fournit aussi le montant encaissé que la plateforme doit transmettre à l’administration.
  • La préparation des relances clients, qui consiste à rédiger, pour chaque échéance dépassée, un courriel de relance que votre équipe relit avant son envoi.
  • La tenue d’un tableau de suivi, actualisé sans ressaisie, des factures émises, reçues, réglées ou en retard.

Ces tâches existaient avant la réforme. Toutefois, comme les factures circulent désormais sous forme de données structurées, le montant, la date ou le numéro SIREN se lisent directement, sans reconnaissance de caractères (la lecture automatique du texte d’une image), ce qui rend leur traitement automatisé plus fiable qu’à partir d’un PDF numérisé.

Comment se répartissent les rôles entre la plateforme, l’entreprise et l’automatisation ?

Répartition des rôles
TâcheResponsable
Émettre et recevoir la facture électroniqueLa plateforme agréée, exclusivement
Transmettre à l’administration les données de facturation et de paiementLa plateforme agréée, à partir des informations que vous lui fournissez
Produire la facture au format structuré requisVotre logiciel de facturation ou la plateforme
Choisir la plateforme et s’y inscrireVotre entreprise, le cas échéant avec son expert-comptable
Classer, rapprocher, relancer et suivreVotre équipe, ou une automatisation dont elle valide les résultats

L’automatisation n’intervient qu’une fois la plateforme choisie, car sa conception suppose de connaître les données que celle-ci met à disposition et le format dans lequel elle les fournit.

Par quelles étapes commencer ?

Quatre étapes permettent d’engager ce chantier sans désorganiser votre service comptable :

  • Vérifier que votre entreprise est déjà en mesure de recevoir des factures électroniques, cette obligation étant en vigueur depuis le 1er septembre 2026.
  • Demander à votre plateforme agréée, ou à celle que vous envisagez, si elle propose une API documentée et quelles opérations elle autorise : récupération des factures reçues, dépôt des factures émises, lecture de leurs statuts.
  • Identifier la tâche qui mobilise chaque mois le plus de temps : saisie des factures fournisseurs, lettrage ou relances.
  • Automatiser cette seule tâche dans un premier temps, en maintenant une validation humaine avant toute écriture comptable et tout envoi au client.

Quel rôle Nodva peut-elle jouer ?

Des automatisations reliées à votre plateforme agréée

Nodva n’est pas une plateforme agréée et ne transmet aucune facture électronique. Nous construisons en revanche les automatisations qui entourent votre plateforme agréée, qu’il s’agisse de la récupération, du classement, du rapprochement ou de la préparation des relances, en les reliant aux logiciels que vous utilisez déjà. Par défaut, tout envoi destiné à l’extérieur et toute écriture comptable sont soumis à la validation de vos équipes ; un envoi automatique n’est mis en place qu’avec votre accord écrit. Une automatisation de ce type relève de notre offre « Automatisation d’une tâche », à partir de 1 200 € selon le nombre de logiciels à relier ; la supervision qui peut la suivre est facultative. Le diagnostic préalable de 30 minutes est gratuit.

Questions reçues

Questions fréquentes

Une micro-entreprise doit-elle être en mesure de recevoir des factures électroniques ?

Oui. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA et établie en France doit pouvoir recevoir des factures électroniques, quelle que soit sa taille ; l’émission ne s’impose aux micro-entreprises et aux PME qu’au 1er septembre 2027.

Un PDF envoyé par courriel constitue-t-il une facture électronique ?

Non. Entre entreprises françaises assujetties, la facture doit respecter un format structuré et transiter par une plateforme agréée ; un PDF ordinaire envoyé par courriel ne sera plus conforme.

Puis-je développer mon propre outil pour émettre mes factures électroniques ?

Votre outil peut produire les données de la facture, mais seule une plateforme agréée par l’administration fiscale est habilitée à la transmettre. Un outil interne doit donc être raccordé à une plateforme agréée.

En quoi consiste l’e-reporting ?

L’e-reporting désigne la transmission à l’administration, par la plateforme agréée et selon le calendrier de l’émission, des données qui ne figurent sur aucune facture électronique entre entreprises : ventes à des particuliers, opérations avec l’étranger et, lorsque la TVA est due à l’encaissement, montant encaissé.

Quelles tâches comptables peuvent être automatisées après la réforme ?

Le classement des factures reçues, leur rapprochement avec les commandes, le lettrage des encaissements, la préparation des relances et la tenue d’un tableau de suivi s’y prêtent, à condition que la plateforme et vos logiciels offrent une API ou un export exploitable.