Processus

Intégrer et rapprocher les bordereaux de commissions des compagnies

L’essentiel

Le bordereau de commissions est le relevé par lequel chaque compagnie détaille ce qu’elle verse au cabinet. Son intégration s’automatise en trois temps : la collecte des bordereaux reçus, l’extraction de leurs lignes dans un format commun, puis leur rapprochement, c’est-à-dire leur comparaison contrat par contrat avec les commissions attendues. Le cabinet ne traite plus manuellement que les écarts, tels qu’un contrat absent, un taux différent ou une prime (cotisation) non encaissée. La réclamation auprès de la compagnie et la validation comptable restent du ressort de l’équipe.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, publié le 14 octobre 2026 et mis à jour le 2 novembre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le 2 novembre 2026.

Notre offre destinée aux cabinets de courtage en assurance est présentée sur la page consacrée à ce métier.

Le suivi des commissions dans un cabinet

Lorsque les primes sont encaissées par les compagnies, un cabinet multi-compagnies, qui travaille avec plusieurs assureurs, reçoit de chacun d’eux, selon une périodicité qui lui est propre, un bordereau de commissions qui détaille, contrat par contrat, la prime encaissée, le taux et le montant de la commission due. Les formats diffèrent d’une compagnie à l’autre : tableur, fichier CSV (données brutes rangées en colonnes), PDF ou relevé à télécharger sur l’extranet, le portail que l’assureur réserve à ses intermédiaires. En coassurance, lorsque plusieurs assureurs se partagent un même contrat, le bordereau est en général adressé par l’apériteur, c’est-à-dire la compagnie qui gère le contrat pour le compte des coassureurs.

Lorsque le cabinet encaisse lui-même les primes au titre d’un mandat d’encaissement, autorisation donnée par la compagnie de les percevoir à sa place, il retient en général sa commission avant de reverser le solde à la compagnie, et le contrôle porte alors sur ces reversements. S’il gère des sinistres ou des contrats par délégation, c’est-à-dire au nom de l’assureur, certaines compagnies lui versent en outre des indemnités de gestion. Ce suivi incombe le plus souvent à la personne chargée de l’administration ou de la comptabilité, qui calcule aussi les rétrocessions, part de commission reversée aux apporteurs d’affaires et aux mandataires qui ont amené le client.

Le déroulement actuel du rapprochement

À chaque bordereau reçu, la personne chargée du suivi reprend aujourd’hui les opérations suivantes :

  • Récupérer chaque bordereau dans la messagerie ou sur l’extranet.
  • Recopier ou importer ses lignes dans un tableur de suivi.
  • Rechercher chaque contrat dans le logiciel de courtage afin de retrouver la quittance (l’échéance de cotisation enregistrée) et la commission attendue.
  • Pointer, c’est-à-dire cocher une à une, les lignes conformes, puis isoler les écarts.
  • Écrire à la compagnie pour chaque écart, puis suivre sa réponse.
  • Calculer les rétrocessions éventuelles et préparer les éléments destinés à la comptabilité.

Où naissent les écarts et les erreurs

Difficultés observables dans le rapprochement des commissions
DifficultéConséquence
Un format propre à chaque compagnieChaque bordereau requiert un traitement différent
Numéro de contrat libellé autrement que dans le logicielLa ligne ne se rapproche pas et apparaît à tort comme un écart
Commission attendue mais absente du bordereauUne commission non versée passe inaperçue si personne ne la recherche
Avenant (modification du contrat) ou ristourne (remboursement partiel de cotisation) en cours d’annéeUne commission négative ou réduite est prise pour une erreur de la compagnie
Écarts réclamés sans suiviLa même anomalie réapparaît au bordereau suivant

La troisième de ces difficultés est la plus coûteuse comme la moins visible, car un bordereau ne fait apparaître que ce qui a été payé. Seul un rapprochement conduit à partir du portefeuille, l’ensemble des contrats gérés par le cabinet, et non du bordereau, permet donc de déceler ce qui manque.

Les étapes qui peuvent être automatisées

Le rapprochement automatisé, qui part du portefeuille autant que des bordereaux, se déroule en six temps :

  • Les bordereaux reçus par courriel sont repérés, puis classés par compagnie et par période ; pour ceux qui demeurent sur un extranet dépourvu de connexion, une tâche de téléchargement est créée à date fixe.
  • Un tableur ou un fichier CSV se lit directement, grâce à une correspondance de colonnes, qui indique la donnée que contient chaque colonne, établie une fois pour toutes par compagnie. Pour un PDF dont la mise en page varie, un agent IA, c’est-à-dire un programme capable de lire des documents non structurés, extrait les lignes, et chaque total extrait est comparé au total imprimé sur le bordereau.
  • Les numéros de contrat, les noms des clients et les montants sont ensuite ramenés à un format commun.
  • Chaque ligne est alors comparée à la commission attendue dans le logiciel de courtage, et chaque commission attendue est recherchée dans les bordereaux reçus.
  • Il en résulte une liste des écarts, qu’il s’agisse de contrats absents, de taux différents, de montants inattendus ou de lignes non rattachées, chacun étant assorti d’un projet de réclamation à la compagnie.
  • Les lignes validées sont enfin préparées pour la comptabilité et pour le calcul des rétrocessions.

Le contrôle des totaux

Une extraction par intelligence artificielle peut commettre une erreur sur une ligne. En comparant la somme extraite au total du bordereau et en suspendant l’intégration en cas de différence, le cabinet décèle l’erreur avant qu’elle n’atteigne la comptabilité.

Ce qui demeure soumis à la validation humaine

Le système signale les écarts sans les trancher ; le cabinet conserve donc la maîtrise des points suivants :

  • La qualification de chaque écart, qui peut résulter d’une erreur de la compagnie, d’un contrat résilié en cours d’année ou d’un avenant non saisi dans le logiciel.
  • Les réclamations adressées aux compagnies, préparées par le système : par défaut, tout envoi destiné à l’extérieur est soumis à la validation de vos équipes, et un envoi automatique n’est mis en place qu’avec leur accord écrit.
  • La validation des montants transmis à la comptabilité et des rétrocessions versées aux apporteurs.
  • La mise à jour des correspondances de colonnes lorsqu’une compagnie modifie le format de son bordereau.

Les textes applicables

Le taux, la périodicité et le format des bordereaux relèvent de la convention de courtage, l’accord écrit conclu avec chaque compagnie. Plusieurs textes encadrent en revanche les opérations qui entourent le rapprochement :

  • Code des assurances, art. L521-2, II, 2° : avant la conclusion du contrat, l’intermédiaire indique au client le mode de sa rémunération : honoraires, commission incluse dans la prime, autre type de rémunération ou combinaison de ces éléments.
  • Code de commerce, art. L123-22 : les documents comptables et les pièces justificatives d’un commerçant, au nombre desquelles figurent les bordereaux, se conservent dix ans.
  • RGPD (règlement européen sur la protection des données), art. 5 et 28 : dès lors que les bordereaux comportent des noms de clients, leur traitement par un prestataire suppose un contrat de sous-traitance et une durée de conservation définie.

Les logiciels concernés

Informations publiées par les éditeurs, relevées le 2 novembre 2026
LogicielFonction publiéeAccès pour une automatisation
CourtiGoDépôt des bordereaux en PDF, Excel ou CSV, pointage automatique des commissions par l’IA et calcul des rétrocessionsAPI (interface de programmation) documentée publiquement : lecture et export des commissions par client et par contrat
LyaImport des bordereaux quel que soit leur format, rapprochement avec les commissions attendues, alertes sur les écarts et les versements manquants, calcul des rétrocessionsAPI REST (interface conforme aux usages courants du web) et échanges EDI (échange de données informatisé) avec les compagnies, annoncés par l’éditeur
ModulrBordereaux de commissions et d’indemnités de gestion, commissions et rétrocessions, quittances manquantesAPI REST couvrant notamment les fiches clients, les contrats et la GED (gestion électronique des documents), activée sur demande auprès du service commercial d’ECILIA, son éditeur

Si votre logiciel pointe déjà les bordereaux de toutes vos compagnies, il convient de conserver cette fonction. Une automatisation complémentaire se justifie pour la collecte des bordereaux dans la messagerie, pour ceux que le logiciel ne prend pas en charge, ou pour un cabinet qui suit ses commissions dans un tableur.

Ce que Nodva propose pour ce processus

Des bordereaux rapprochés et des écarts isolés

Lorsque les bordereaux sont fournis en tableur ou en CSV, leur collecte et leur rapprochement relèvent de l’automatisation d’une tâche, à partir de 1 200 €, le prix dépendant du nombre de logiciels reliés. Si des PDF de formats variés doivent être lus par un agent IA, le projet relève de l’automatisation avec agent IA, à partir de 3 000 €. La supervision, facultative et jamais ajoutée par défaut au devis, est facturée selon le nombre d’unités (une automatisation simple compte pour une unité, un agent IA pour deux), à partir de 90 € par mois ; elle comprend l’adaptation des connexions lorsqu’une compagnie modifie son format.

Questions reçues

Questions fréquentes

Une IA peut-elle lire un bordereau en PDF sans erreur ?

Aucune extraction n’est exempte d’erreur, d’où la comparaison du total extrait au total imprimé et la suspension de l’intégration en cas de différence. Les bordereaux en tableur ou en CSV, lus sans recours à l’IA, demeurent préférables lorsque la compagnie les propose.

Comment repérer une commission qui n’a jamais été versée ?

En partant du portefeuille plutôt que des bordereaux : pour chaque contrat actif, le système recherche la commission correspondante, de sorte qu’un contrat dépourvu de ligne apparaît dans la liste des écarts.

Que se passe-t-il lorsqu’une compagnie modifie le format de son bordereau ?

La correspondance de colonnes cesse de fonctionner et l’intégration s’interrompt en émettant une alerte, plutôt que d’enregistrer des montants erronés. Si vous avez souscrit la supervision, l’adaptation du traitement en fait partie.

Les bordereaux peuvent-ils être récupérés automatiquement sur les extranets ?

Seulement si l’extranet prévoit une connexion destinée à un outil extérieur ; sinon, une tâche de téléchargement est créée à date fixe, puis le fichier déposé est traité automatiquement.