Processus

Relancer les pièces manquantes à la souscription d’un contrat d’entreprise

L’essentiel

La relance des pièces se prête à l’automatisation dès lors que le cabinet tient, par branche (type d’assurance) et par compagnie, la liste des documents attendus. Le système prépare alors les relances, les interrompt dès réception de la pièce et signale les dossiers incomplets à l’approche de la date d’effet, celle à laquelle la garantie commence. L’examen des pièces, la relecture du questionnaire de déclaration du risque et la présentation du dossier aux compagnies demeurent du ressort du chargé de clientèle.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, publié le 14 octobre 2026 et mis à jour le 2 novembre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le 2 novembre 2026.

Notre offre destinée aux cabinets de courtage en assurance est présentée sur la page consacrée à ce métier.

L’organisation de la souscription dans un cabinet

Dans un cabinet de courtage IARD (incendie, accidents et risques divers, c’est-à-dire l’assurance de dommages et de responsabilité) de 6 à 19 personnes, la souscription d’un contrat d’entreprise (multirisque, responsabilité civile, flotte automobile, bris de machine) repose le plus souvent sur un chargé de clientèle. Celui-ci recueille les besoins du client, réunit les éléments d’appréciation du risque, puis présente le dossier aux souscripteurs des compagnies consultées, qui décident d’accepter ou non le risque.

Les pièces requises varient selon la branche et selon la compagnie : extrait Kbis (document officiel d’identité de l’entreprise), questionnaire de déclaration du risque ou proposition signée, relevé de sinistralité (historique des sinistres) des trois à cinq derniers exercices délivré par l’assureur en place, état du parc et certificats d’immatriculation pour une flotte, chiffre d’affaires par activité ou dernière liasse fiscale (déclaration annuelle de résultats) pour une responsabilité civile, inventaire des valeurs à garantir et, pour un risque industriel, rapports de vérification des installations électriques ou de protection incendie. Une compagnie sollicite souvent un complément après une première étude, voire une visite de risque, tandis que certaines pièces, comme les conditions particulières signées (clauses propres au client) ou le mandat de prélèvement, ne se demandent qu’une fois la proposition acceptée.

Le déroulement actuel de la collecte des pièces

Le chargé conduit aujourd’hui seul le cycle suivant :

  • Le chargé établit la liste des pièces, souvent de mémoire ou d’après un modèle de courriel.
  • Il l’adresse au client, parfois à plusieurs interlocuteurs : dirigeant, expert-comptable, responsable de la flotte.
  • Les pièces arrivent en plusieurs fois, parfois dans la boîte d’un collègue, et sont enregistrées une à une dans le dossier du client.
  • Le chargé recense ce qui manque, puis relance le client.
  • Une fois le dossier complet, il le dépose sur l’extranet de chaque compagnie consultée ou l’adresse à son souscripteur.
  • Si la compagnie réclame un complément, le cycle reprend.

Où naissent les retards et les erreurs

Difficultés observables dans la collecte des pièces
DifficultéConséquence
La liste des pièces n’est consignée nulle partUne pièce omise n’est réclamée qu’après le retour de la compagnie
Les pièces arrivent dans plusieurs boîtes de messagerieUne pièce déjà reçue fait l’objet d’une relance injustifiée
Un Kbis dépasse l’ancienneté exigée, un questionnaire n’est pas signéLa compagnie diffère l’examen du dossier
Aucune échéance n’est associée au dossierLa date d’effet souhaitée approche sans qu’aucune alerte ne soit émise
Les relances dépendent de la disponibilité du chargéLes dossiers d’un collaborateur absent restent en suspens

Les étapes qui peuvent être automatisées

L’automatisation prend en charge la demande, le rattachement des pièces reçues ainsi que les relances :

  • Le cabinet tient une liste de référence des pièces requises par branche et, au besoin, par compagnie, de sorte que l’ouverture d’un dossier établit automatiquement la liste des documents attendus.
  • La demande initiale prend la forme d’un courriel préparé à partir de cette liste, qui énumère les pièces attendues et rappelle la date d’effet souhaitée.
  • À la réception, le système rattache chaque courriel au dossier d’après l’expéditeur ou la conversation dont il fait partie, puis y range les pièces jointes.
  • Un agent IA, programme qui s’appuie sur un modèle de langage pour lire un document, peut en outre identifier le type de chaque pièce ; sa proposition est soumise à confirmation lorsque son degré de certitude est faible.
  • Les relances ne mentionnent que les pièces encore manquantes et sont annulées si la pièce arrive entre-temps.
  • Chaque matin, le chargé reçoit la liste des dossiers incomplets dont la date d’effet approche.

Le cas des extranets des compagnies

Le dépôt d’un dossier de souscription sur l’extranet d’une compagnie demeure en général une saisie manuelle, les connexions avec les assureurs passant par EDI Courtage, norme d’échange de données propre à la profession, ou par des développements propres à chaque partenaire. L’automatisation prépare néanmoins un dossier complet, aux pièces nommées de manière homogène, que le chargé n’a plus qu’à déposer.

Ce qui demeure soumis à la validation humaine

Ce qui touche au contenu du dossier ou à la relation avec le client relève toutefois du chargé, notamment :

  • Le contenu des pièces, en premier lieu : un questionnaire de déclaration du risque incomplet ou incohérent engage le client et doit être relu par le chargé avant toute transmission.
  • Le choix des compagnies consultées, qui procède des exigences et des besoins du client.
  • La formulation d’une relance adressée à un client important ou sur un dossier délicat.
  • Les échanges avec le client lorsque le dossier ne sera pas complet à la date d’effet.

Par défaut, chaque relance préparée par le système est soumise à la validation de votre équipe, éventuellement par lot chaque matin ; un envoi automatique n’est mis en place qu’avec votre accord écrit.

Les textes applicables

La collecte des pièces s’inscrit dans les textes suivants, dont le RGPD (règlement général sur la protection des données) :

  • Code des assurances, art. L113-2, 2° : l’assuré répond exactement aux questions posées par l’assureur, notamment dans le formulaire de déclaration du risque ; les pièces concourent à cette déclaration sans s’y substituer.
  • Code des assurances, art. L521-4, I : avant la conclusion du contrat, le distributeur précise par écrit les exigences et les besoins du souscripteur éventuel, et lui conseille un contrat cohérent avec ceux-ci.
  • Code des assurances, art. L521-6 : ces informations sont remises sur papier ou, au choix du client, sur un autre support durable, tel qu’un fichier conservable.
  • RGPD, art. 5 et 28 : le cabinet ne demande que les pièces nécessaires et fixe leur durée de conservation ; un prestataire qui les traite pour son compte signe un contrat de sous-traitance.

Les logiciels concernés

Informations publiées par les éditeurs, relevées le 2 novembre 2026
LogicielCollecte des pièces annoncéeAccès pour une automatisation
CourtiGoInvitation du client, par SMS ou par courriel, à déposer lui‑même ses pièces dans la GED (gestion électronique des documents) ; création ou mise à jour de la fiche par l’IA à partir d’un devis ou d’une attestation déposésAPI (interface par laquelle un autre outil lit ou enregistre ses données) documentée publiquement : dépôt d’un document sur une fiche client ou un contrat, tâches, historique
LyaDépôt des pièces justificatives par le client dans son espace ; extraction des données des documents de la GED par l’agent LyaScanAPI REST (interface conforme aux usages courants du web) et norme EDI Courtage annoncées par l’éditeur
ModulrExtranet client et GED où un document se classe sur le client, le devis, le contrat ou le sinistreAPI REST activée sur demande auprès du service commercial d’ECILIA, documentée en Swagger, format courant de description des API

Si votre logiciel offre déjà au client un espace de dépôt, il convient de l’employer en priorité ; une automatisation complémentaire se justifie lorsque les pièces continuent d’arriver par courriel.

Ce que Nodva propose pour ce processus

Une collecte des pièces reliée à vos outils

La liste des pièces, les relances et le rangement des pièces reçues relèvent de l’automatisation d’une tâche répétitive, facturée de 1 200 à 1 800 € selon le nombre de logiciels reliés. La reconnaissance du type de pièce par un agent IA relève de l’automatisation avec agent IA, facturée de 3 000 à 5 500 €. La supervision est facultative et n’est jamais ajoutée par défaut au devis ; son prix dépend du nombre d’unités (une automatisation simple compte pour une unité, un agent IA pour deux) et commence à 90 € par mois. Le diagnostic gratuit de 30 minutes établit si le projet se justifie.

Questions reçues

Questions fréquentes

Une relance peut-elle être envoyée alors que le client a déjà transmis la pièce ?

C’est le principal risque. L’état du dossier est donc vérifié immédiatement avant chaque envoi, et le rangement automatique des pièces jointes écarte le cas d’une pièce reçue mais non rattachée.

Le système peut-il déposer le dossier sur l’extranet de la compagnie ?

Seulement si la compagnie offre une connexion prévue à cet effet avec votre logiciel ; dans les autres cas, le chargé dépose lui‑même le dossier complet que l’automatisation a préparé.

Un agent IA peut-il vérifier la validité d’une pièce ?

Il peut identifier le document, relever une date ou constater l’absence de signature. Il ne se substitue pas à la lecture du chargé, en particulier pour le questionnaire de déclaration du risque.

Comment fixer le calendrier des relances ?

Il se règle à rebours de la date d’effet, en ménageant le délai d’étude des compagnies. Le cabinet fixe le nombre de relances écrites et le moment où le chargé reprend le dossier par téléphone ; l’automatisation applique ensuite cette règle.

Un logiciel de courtage est-il nécessaire pour automatiser cette tâche ?

Non : la messagerie, un tableur de suivi et un espace partagé suffisent. Un logiciel doté d’une API permet toutefois de rattacher les pièces à la fiche du client.