Processus

Suivre les sinistres matériels des clients entreprises

L’essentiel

Le suivi d’un sinistre matériel peut être automatisé pour tout ce qui relève du calendrier et des pièces : ouverture du dossier, rappel du délai de déclaration, relance des justificatifs et de la compagnie, information du client à chaque étape. L’appréciation de la garantie, la discussion de l’expertise, c’est-à-dire l’évaluation des dommages par un expert, et celle de l’offre d’indemnisation demeurent en revanche du ressort du gestionnaire sinistres du cabinet. Les sinistres comportant un dommage corporel, qui font entrer des données de santé dans le dossier, obéissent à des règles particulières et ne sont pas traités sur cette page.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, publié le 14 octobre 2026 et mis à jour le 2 novembre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le 2 novembre 2026.

Notre offre destinée aux cabinets de courtage en assurance est présentée sur la page consacrée à ce métier.

Le suivi des sinistres dans un cabinet

Lorsqu’une entreprise cliente subit un dégât des eaux, un incendie, un vol, un bris de machine ou un accident matériel impliquant un véhicule, elle se tourne d’abord vers son courtier. Le cabinet l’aide à déclarer le sinistre, transmet la déclaration à la compagnie, réunit les justificatifs, suit l’expertise puis l’offre d’indemnisation, et relance jusqu’au règlement. Certains cabinets disposent d’une délégation de gestion qui les autorise à instruire (examiner), voire à régler, une partie des sinistres ; la plupart en assurent le suivi pour le compte de leur client.

Un ou deux gestionnaires suivent simultanément plusieurs dizaines de dossiers, chacun à une étape différente, alors que le client attend surtout de savoir où en est le sien.

Le déroulement actuel du suivi d’un sinistre

Le gestionnaire accompagne aujourd’hui chaque sinistre, de la déclaration au règlement, à travers six étapes :

  • Recevoir l’appel ou le courriel du client et consigner les circonstances du sinistre.
  • Identifier le contrat concerné et transmettre la déclaration à la compagnie, souvent sur son extranet, le portail qu’elle réserve à ses intermédiaires.
  • Demander au client les justificatifs : photographies, factures, devis de réparation, constat amiable ou, en cas de vol, récépissé de dépôt de plainte.
  • Suivre la désignation de l’expert, le rendez-vous d’expertise, puis la remise du rapport.
  • Recevoir l’offre d’indemnisation, l’expliquer au client et recueillir son accord ou sa contestation.
  • Relancer la compagnie jusqu’au règlement, puis clore le dossier.

Où naissent les retards et les risques

Difficultés et risques dans le suivi des sinistres
DifficultéRisque
Déclaration tardiveLe contrat peut prévoir une déchéance, c’est-à-dire la perte de la garantie pour ce sinistre, opposable si le retard a causé un préjudice à l’assureur
Justificatifs incompletsL’instruction du dossier s’interrompt faute de relance
Aucune date de relance de la compagnieLe dossier reste en sommeil pendant plusieurs semaines
Client laissé sans nouvellesAppels répétés au cabinet, insatisfaction, puis réclamation
Dossier ancien jamais closL’action contre l’assureur se prescrit par deux ans

Les étapes qui peuvent être automatisées

L’automatisation tient le calendrier de chaque dossier, de son ouverture jusqu’au point hebdomadaire adressé au gestionnaire :

  • Une déclaration reçue par formulaire ou par courriel ouvre un dossier rattaché au client et au contrat, qui mentionne la date à laquelle le client a eu connaissance du sinistre.
  • Le délai de déclaration prévu par le contrat est calculé et affiché, une alerte étant émise si la transmission à la compagnie n’a pas eu lieu.
  • La liste des justificatifs propres au type de sinistre est préparée à l’intention du client, puis des relances sont préparées tant que des pièces manquent ; les pièces reçues sont classées dans le dossier.
  • Chaque dossier indique son étape (déclaré, en expertise, offre reçue en attente d’accord, réglé) ainsi que la date de la prochaine relance de la compagnie.
  • À chaque changement d’étape, un bref message d’information est préparé à l’intention du client.
  • Chaque semaine, le gestionnaire reçoit la liste des dossiers restés sans mouvement au-delà d’un délai fixé par le cabinet.

Le cas des sinistres corporels

Un sinistre comportant un dommage corporel fait entrer des données de santé dans le dossier. Ces données relèvent de l’article 9 du RGPD (règlement européen sur la protection des données), qui en interdit le traitement hors des exceptions qu’il énumère. Le circuit décrit sur cette page ne concerne donc que les dommages matériels ; l’automatisation des dossiers corporels suppose une étude préalable distincte.

Ce qui demeure soumis à la validation humaine

L’appréciation de la garantie, comme tout ce qui engage le client auprès de la compagnie, demeure du ressort du gestionnaire :

  • L’analyse de la garantie mobilisable, des franchises (part restant à la charge du client) et des exclusions (situations non couvertes), qui suppose la lecture du contrat.
  • La rédaction de la déclaration transmise à la compagnie, qui engage le client.
  • La discussion du rapport d’expertise et de l’offre d’indemnisation, ainsi que leur contestation éventuelle, le cas échéant par une contre-expertise (l’avis d’un second expert).
  • Les messages destinés au client, en particulier lorsqu’une garantie est refusée : par défaut, tout envoi destiné à l’extérieur est soumis à la validation de vos équipes, et un envoi automatique n’est mis en place qu’avec leur accord écrit.

Les textes applicables

Code des assurances, articles vérifiés sur Légifrance le 2 novembre 2026
ArticleObjet
L113-2, 4°L’assuré déclare le sinistre dès qu’il en a connaissance, au plus tard dans le délai fixé par le contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés, ou à deux jours ouvrés en cas de vol ; la déchéance pour déclaration tardive n’est opposable que si l’assureur établit qu’il en a subi un préjudice, ni lorsque le retard résulte d’un cas fortuit ou de force majeure, événement imprévisible auquel l’assuré ne pouvait faire face
L114-1Les actions dérivant d’un contrat d’assurance se prescrivent par deux ans à compter de l’événement qui y donne naissance ; en cas de sinistre, le délai ne court que du jour où les intéressés en ont eu connaissance, s’ils prouvent l’avoir ignoré jusque-là
L121-18Créé par la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 : proposition d’indemnisation ou refus motivé dans les deux mois suivant la déclaration sans expertise, dans les six mois avec expertise ; après accord de l’assuré, un mois pour missionner le réparateur ou vingt et un jours pour verser l’indemnité, faute de quoi la somme porte intérêt au taux légal

Ces délais de l’article L121-18 ne s’appliquent qu’aux contrats conclus ou tacitement reconduits, renouvelés sans démarche des parties, à compter de la publication du décret en Conseil d’État prévu à son paragraphe IV, qui doit dresser la liste des contrats exclus (loi n° 2026-403, art. 30, III, B). Pour chaque dossier, le gestionnaire rapproche donc la date de souscription ou de dernière reconduction du contrat de celle de ce décret ; les contrats antérieurs restent soumis aux délais de règlement qu’ils stipulent.

Les logiciels concernés

CourtiGo inclut la gestion des sinistres à partir de sa formule Dynamique, avec des actions conditionnelles, déclenchées lorsqu’une condition est remplie, sur les contrats et les sinistres ; son API publique (interface de programmation) permet de produire un document rattaché à un sinistre, de créer des tâches et d’écrire dans l’historique du client. Lya annonce la déclaration en ligne par l’assuré, le missionnement des experts, des relances automatiques et le suivi du dossier par le client dans son espace. Le guide de Modulr décrit une fiche sinistre et la gestion confiée des règlements de sinistres, lorsque l’assureur délègue ces règlements au cabinet. Les extranets des compagnies, où se suivent la plupart des sinistres, n’offrent en général aucune connexion destinée à un outil extérieur : leur consultation demeure manuelle, l’automatisation se bornant à la rappeler.

Ce que Nodva propose pour ce processus

Des dossiers de sinistre suivis à chaque étape

Le calendrier, les relances adressées au client comme aux compagnies et l’information du client relèvent de l’automatisation d’une tâche, à partir de 1 200 €, le prix dépendant du nombre de logiciels reliés. La lecture par un agent IA des déclarations reçues par courriel relève de l’automatisation avec agent IA, à partir de 3 000 €. La supervision, facultative et jamais ajoutée par défaut au devis, est facturée selon le nombre d’unités (une automatisation simple compte pour une unité, un agent IA pour deux), à partir de 90 € par mois. Le diagnostic gratuit de 30 minutes établit ce qui mérite d’être automatisé.

Questions reçues

Questions fréquentes

Dans quel délai un sinistre matériel doit-il être déclaré ?

Dans le délai fixé par le contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés, ou à deux jours ouvrés en cas de vol, selon l’article L113-2 du Code des assurances ; les parties peuvent le prolonger. Le système calcule ce délai dès l’ouverture du dossier et émet une alerte si la déclaration n’a pas été transmise.

Les nouveaux délais d’indemnisation de 2026 s’appliquent-ils déjà ?

Pas pour tous les contrats : l’article L121-18 ne vise que ceux conclus ou tacitement reconduits après la publication de son décret en Conseil d’État, dont le cabinet compare la date à celle du contrat avant de s’en prévaloir.

Le client peut-il suivre son dossier sans appeler le cabinet ?

Oui, dès lors que chaque changement d’étape donne lieu à un message d’information, préparé à son intention et soumis par défaut à la validation du gestionnaire avant son envoi.

Qu’advient-il d’un sinistre comportant un dommage corporel ?

Il contient des données de santé, protégées par l’article 9 du RGPD ; son automatisation suppose donc une étude préalable, distincte du circuit des sinistres matériels.

Une automatisation peut-elle déclarer le sinistre à la compagnie ?

Elle peut préparer la déclaration et les pièces qui l’accompagnent. La déclaration engageant le client, il revient toutefois au gestionnaire de la relire puis de la transmettre, le plus souvent sur l’extranet de la compagnie.