Processus

Traiter les demandes reçues des portails immobiliers

L’essentiel

Le traitement des demandes reçues des portails, ces sites d’annonces immobilières, se prête à l’automatisation dès lors qu’elles parviennent à l’agence sous une forme lisible, le plus souvent un courriel de notification. Un agent IA, programme d’intelligence artificielle qui comprend un texte libre, peut alors en extraire les coordonnées, rattacher la demande au mandat (le contrat par lequel le vendeur confie son bien à l’agence) d’après le numéro de l’annonce, puis créer ou compléter la fiche acquéreur lorsque le logiciel le permet. Il prépare enfin une réponse que le négociateur, le commercial de l’agence, relit avant son envoi. Tout engagement sur le bien, son prix ou une visite demeure du ressort du négociateur.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, publié le 15 octobre 2026 et mis à jour le 2 novembre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le 2 novembre 2026.

Notre offre destinée aux agences immobilières est présentée sur la page consacrée à ce métier.

La réception des demandes dans une agence

Une agence de transaction reçoit ses demandes par plusieurs canaux : les portails sur lesquels ses annonces sont multidiffusées (publiées simultanément), tels que SeLoger, Leboncoin ou Bien’ici, le formulaire de son site, la messagerie de ses négociateurs et le téléphone. Chaque demande, qui porte en principe sur un bien identifié par le numéro de son annonce, comporte le nom de l’acquéreur, ses coordonnées et un bref message libre.

Certains portails signalent aussi ces demandes dans leur espace professionnel, à l’image de l’application My SeLoger Pro. Le circuit réel, qui varie d’un portail et d’une agence à l’autre, est la première chose à relever avant toute automatisation.

Le déroulement actuel du traitement

Pour chaque demande, le négociateur ou l’assistante commerciale accomplit aujourd’hui les opérations suivantes :

  • Repérer la demande parmi les autres courriels.
  • Identifier le bien d’après le numéro de référence de l’annonce, puis retrouver le mandat dans le logiciel de transaction, où l’agence gère ses biens et ses clients.
  • Vérifier si l’acquéreur figure déjà dans le fichier de l’agence, sous la même adresse ou sous une autre.
  • Créer ou compléter la fiche acquéreur, ses critères de recherche et l’origine du contact, qui sert à mesurer le rendement de chaque portail.
  • Répondre, mener la découverte du projet (budget, financement, délai), puis proposer une visite.

Où se perdent les demandes

Ce circuit comporte des points de rupture communs à la plupart des agences :

Points de rupture dans le traitement des demandes
DifficultéConséquence
Demandes réparties entre plusieurs boîtes et applicationsUne demande reçue par un négociateur absent attend son retour
Référence d’annonce absente ou erronéeLa demande n’est rattachée à aucun mandat, si bien que la réponse tarde
Même acquéreur ayant écrit sur plusieurs portailsDeux fiches risquent d’être créées, et deux négociateurs de le rappeler
Saisie reportée au lendemainDans l’intervalle, l’acquéreur échappe aux rapprochements, qui lui signalent les nouveaux biens conformes à ses critères
Aucune liste des demandes sans réponseUne demande oubliée n’est découverte que si l’acquéreur relance l’agence

Seul l’examen des messages de quelques semaines mesure les demandes restées sans réponse.

Les étapes qui peuvent être automatisées

L’automatisation reprend ces opérations dans l’ordre, en réservant au négociateur celles qui engagent l’agence :

  • Le système lit la boîte de réception, sans rien supprimer ni déplacer, et y reconnaît les notifications des portails.
  • Un agent IA extrait de chaque message le nom, les coordonnées, le numéro de référence de l’annonce et la question posée, même rédigée librement.
  • La demande est rattachée au mandat d’après ce numéro ; à défaut, elle rejoint une file de demandes à rattacher, examinée chaque jour par une personne désignée.
  • Le système recherche l’acquéreur par son adresse électronique puis par son téléphone, afin d’éviter une seconde fiche.
  • La fiche est créée ou mise à jour dans le logiciel de transaction, selon son ouverture : par son API (l’accès par lequel un autre programme y lit et y écrit des données), par un fichier d’import ou par une saisie préparée que l’équipe valide.
  • Un projet de réponse est rédigé à partir de la fiche du bien, assorti de quelques questions de découverte et de créneaux de visite tirés de l’agenda du négociateur.
  • Chaque matin, le négociateur reçoit la liste des demandes restées sans réponse.

Lorsque le logiciel ne publie pas d’API

Ni La Boîte Immo pour Hektor, qui revendique plus de 8 500 agences équipées, ni Orisha Real Estate pour ImmoFacile, qui en annonce 15 000, ne présentent d’API sur leurs pages publiques. Le traitement s’appuie alors sur la messagerie : l’automatisation prépare la fiche acquéreur, que l’équipe reporte dans le logiciel après vérification.

Ce qui demeure du ressort du négociateur

Les décisions qui engagent l’agence envers l’acquéreur ou le vendeur relèvent du négociateur, notamment :

  • La réponse à une question précise sur l’état du bien, les charges de copropriété, les diagnostics techniques ou les travaux votés.
  • Tout propos sur le prix ou sur une marge de négociation, qui dépend des instructions du vendeur et du mandat.
  • La confirmation d’une visite, qui tient compte des consignes du vendeur ou de l’occupation du bien, puis la signature du bon de visite, document que l’acquéreur signe après la visite.
  • L’appréciation du sérieux du projet de l’acquéreur, notamment de son financement.

Chaque réponse préparée est soumise par défaut à votre équipe avant son envoi ; un envoi automatique, par exemple d’un simple accusé de réception, suppose votre accord écrit.

Les textes applicables

Quatre ensembles de règles encadrent ce traitement :

  • RGPD, le règlement européen sur la protection des données : seules les données utiles sont collectées, pour une durée définie ; pour la location, le référentiel de la CNIL, l’autorité française de protection des données, retient trois ans après le dernier contact (6 mai 2021). Le prestataire qui traite ces demandes agit comme sous-traitant, ce qui requiert le contrat prévu à l’article 28.
  • Code de la consommation, art. L223-1, en vigueur depuis le 11 août 2026 : un consommateur ne peut être démarché par téléphone sans y avoir consenti au préalable. Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 limite ce consentement à un an, précise qu’une mention prérédigée ne vaut pas consentement et impose d’en conserver la preuve trois ans.
  • Règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle, art. 50 et 113 : depuis le 2 août 2026, un assistant qui échange directement avec les acquéreurs les informe, au plus tard lors de la première interaction, qu’ils s’adressent à une intelligence artificielle.
  • Arrêté du 10 janvier 2017, art. 3 ; code de la construction et de l’habitation, art. L126-33 : une annonce de vente indique le prix honoraires inclus et exclus, la partie qui supporte les honoraires, leur montant TTC en pourcentage du prix hors honoraires, ainsi que le classement énergétique du bien. Une réponse qui cite le prix le présente de la même manière.

Les logiciels concernés

La manière d’inscrire la fiche acquéreur dépend de l’ouverture du logiciel, telle que la décrivent les éditeurs :

Ouverture des logiciels de transaction, relevée le 2 novembre 2026 sur les pages des éditeurs
LogicielAccès pour une automatisation
Hektor (La Boîte Immo)Aucune API présentée ; export des contacts en CSV ou en XML, formats lisibles par un tableur ; rapprochements et automatismes intégrés au logiciel
ApimoAPI « Api3 » destinée aux prestataires, documentée en ligne : agences, annonces et contacts, avec transmission de contacts selon les droits accordés
ImmoFacile (Orisha Real Estate)Aucune API présentée ; logiciel compatible avec Ubiflow, passerelle qui transmet les annonces aux portails
Adapt ImmoBibliothèque d’API « Adapt Connect », ouverte sur demande : biens, mandats, propriétaires, acquéreurs, contacts, compromis de vente
WhiseAPI documentée, ouverte au prestataire après validation de tests techniques puis commerciaux
Modelo (Septeo)« API universelle » annoncée par l’éditeur pour les biens, les contacts, les fiches acquéreur et les tâches ; documentation technique fournie sur demande

Vérifiez aussi ce que votre logiciel assure déjà, notamment les rapprochements et les relances : l’automatisation vaut surtout pour le reste.

Ce que Nodva propose pour ce processus

Des demandes lues, rattachées et préparées

Le relevé des demandes, leur rattachement et la liste des demandes sans réponse relèvent de l’automatisation d’une tâche, facturée à partir de 1 200 €. La lecture des messages rédigés librement et la préparation des réponses relèvent de l’automatisation avec agent IA, facturée à partir de 3 000 €. Ces prix publics sont nets, la TVA n’étant pas applicable ; le prix de votre cas vous est confirmé à l’issue du diagnostic gratuit de 30 minutes, avant tout devis. La supervision (surveillance du bon fonctionnement) est facultative, jamais ajoutée par défaut au devis, et commence à 90 € par mois.

Questions reçues

Questions fréquentes

Comment éviter de créer deux fiches pour le même acquéreur ?

Le système le recherche par son adresse électronique, puis par son téléphone. Une correspondance seulement probable est signalée à l’équipe, sans fusion automatique.

Un accusé de réception peut-il être envoyé automatiquement ?

Oui, si votre équipe l’accepte par écrit. Cet accusé ne comporte aucun engagement sur le bien ; envoyé sans relecture, il précise qu’il émane d’un assistant d’intelligence artificielle.

Le système peut-il fixer seul les rendez-vous de visite ?

Il propose des créneaux tirés de l’agenda du négociateur, à qui revient la confirmation, car il connaît les consignes du vendeur.

L’agence peut-elle rappeler par téléphone un acquéreur qui a écrit sur un portail ?

Elle peut le rappeler au sujet de sa demande. Pour lui proposer d’autres biens par téléphone, elle doit en revanche recueillir son consentement préalable, exigé depuis le 11 août 2026 par l’article L223-1 du code de la consommation ; les questions de découverte peuvent le recueillir, et l’automatisation en conserve la preuve pendant trois ans, comme le prévoit le décret n° 2026-662.

Références

Sources

  1. CNIL, référentiel relatif aux traitements de données mis en œuvre dans le cadre de la gestion locative (délibération n° 2021-057 du 6 mai 2021), consulté le 2 novembre 2026
  2. Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), chapitre IV (article 28), texte publié par la CNIL, consulté le 2 novembre 2026
  3. Code de la consommation, art. L223-1, version en vigueur au 11 août 2026 (Légifrance), consulté le 2 novembre 2026
  4. Décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 relatif au consentement du consommateur à la prospection commerciale par téléphone (Légifrance), consulté le 2 novembre 2026
  5. Commission européenne, AI Act Service Desk, article 50 du règlement (UE) 2024/1689, consulté le 2 novembre 2026
  6. Commission européenne, AI Act Service Desk, article 113 du règlement (UE) 2024/1689, consulté le 2 novembre 2026
  7. Arrêté du 10 janvier 2017 relatif à l’information des consommateurs par les professionnels intervenant dans une transaction immobilière (Légifrance), consulté le 2 novembre 2026
  8. Code de la construction et de l’habitation, art. L126-33 (Légifrance), consulté le 2 novembre 2026
  9. MySweetImmo, lancement de l’application My SeLoger Pro (15 novembre 2025), consulté le 2 novembre 2026
  10. La Boîte Immo, logiciel immobilier Hektor, consulté le 2 novembre 2026
  11. La Boîte Immo, pilotage de l’agence (export des contacts), consulté le 2 novembre 2026
  12. Apimo, présentation de l’API, consulté le 2 novembre 2026
  13. Orisha Real Estate, ImmoFacile, consulté le 2 novembre 2026
  14. Ubiflow, logiciels compatibles, consulté le 2 novembre 2026
  15. Adapt Immo, Adapt Connect, consulté le 2 novembre 2026
  16. Whise, marketplace, consulté le 2 novembre 2026
  17. Modelo Office, fonctionnalités, consulté le 2 novembre 2026
  18. Nodva, tarifs publics, consulté le 2 novembre 2026